Spectacle “Alone Together” jusqu’à samedi à Uni-Mail

La Compagnie Barbe-à-Papa, dont j’ai fait partie, met en scène des oeuvres tardives de Samuel Beckett sous le titre “Alone Together”. Ce spectacle en anglais explore divers aspects de la condition humaine comme la souffrance, le souvenir et l’oubli dans le projet de dessiner en creux “la noblesse, la poésie et l’enchantement de la vie”. J’y étais mardi, et j’ai été très heureux de voir cette nouvelle réalisation de mes amis. Ce très beau spectacle est à voir tous les soirs du 24 au 28 Avril 2012 de 20 heure à 21 heure 15 environ dans la salle S180 d’Uni-Mail (Bvd du Pont d’Arve 40) à Genève.

Si une bonne compréhension de la langue anglaise est souhaitable pour apprécier ce spectacle, il n’est pas nécessaire de connaître les oeuvres de Beckett à l’avance. Il est peut-être même souhaitable de ne pas lire l’appareil critique mis en place par le metteur en scène dans le programme et sur le site des activités culturelles. La confusion que cette expérience théâtrale pourra faire naître font partie, à mon avis, de la richesse du projet. Elle permet, entre autres, de nous rendre plus réceptifs aux propos de l’auteur sur la condition humaine.

N’hésitez pas à y aller. Cela en vaut vraiment la peine. Cette expérience théâtrale rafraîchissante peut être faite tous les soirs du 24 au 28 Avril 2012 à 20 heure dans la salle S180 d’Uni-Mail (Bvd du Pont d’Arve 40) à Genève. L’entrée est libre.

UPDATE: Des photos du spectacle sont disponibles sur le site de la compagnie.

Une voie pour introduire les médias sociaux dans les entreprises b2b

Les médias sociaux continuent de faire leur entrée dans les entreprises b2b. D’une part, les employés participent de plus en plus aux réseaux sociaux en ligne. D’autre part, les  clients utilisent les médias sociaux pour en apprendre plus sur leurs fournisseurs. Des entreprises historiquement très protectrices de leur image et réticentes à prendre des risques ont souvent des problèmes pour se lancer de façon convaincante dans des conversations en ligne. Leur premier instinct est souvent d’essayer de traiter les réseaux sociaux comme les autres canaux de communication de l’entreprise en tentant de limiter la participation en ligne des employés. C’est pourtant impossible. Si les réseaux sociaux sont bloqués sur le lieu de travail, cela n’empêchera pas les collaborateurs de les utiliser à la maison.

Il s’agit d’un changement que le rapport “Weblogs and Employee Communication” (Wright and Hinson, 2006) comparent à l’apparition des syndicats à la fin du dix-neuvième et au début du vingtième siècle (via Jean-Christophe Anex). Les espaces en ligne ont leur propre culture. Il importe de négocier leur rencontre avec la culture de l’entreprise pour éviter un choc aux conséquences imprévisibles. Les internautes attendent une voix humaine et une certaine authenticité lorsque vos produits et vos processus sont évoqués. De plus, tout le monde à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise peut parler sur un pied d’égalité avec vous et personne ne peut rien y changer. La solution consiste à amplifier les comportements positifs, rester à l’écoute et abandonner l’idée d’un contrôle total.

Des entreprises de b2b réticentes à prendre des risques et soucieuses de leur image de marque sont parvenues à encourager des conversations très bénéfiques pour l’image et le partage interne d’information. IBM, par exemple, a trouvé le moyen de ne pas laisser son aversion pour le risque freiner son adoption des médias sociaux. Pour le partage d’information interne, l’entreprise s’appuie sur une plate-forme de blog intégrée à leur intranet. Elle n’est pas accessible publiquement et tire partie des mêmes modèles de sécurité et de confidentialité que le reste de l’intranet. Elle permet ainsi d’encourager le partage à l’intérieur de la société sans augmenter les risques. Pour les activités publiques des employés, ils ont mis en place une série de règles et recommandations. Plutôt que d’édicter les règles et de les imposer, ils ont demandés aux blogueurs actifs au sein de l’entreprise de rédiger des règles de façon collaborative. La stratégie d’IBM est bien documentée en ligne, cet article de Business Week, cette présentation d’Andy Piper et cette étude de cas très détaillée de Casey Hibbard, par exemple, vous donneront plus d’éléments.

Leur approche distribuée et ouverte ne peut pas être répliquée facilement. Elle peut notamment sembler trop risquée aux personnes responsables de la communication réticentes à diluer le contrôle de la marque. Une stratégie qui semblera plus sûre et plus gérable pour introduire les médias sociaux dans l’entreprise serait de créer un blog d’entreprise à plusieurs mains dont les billets pourraient être partagés sur les réseaux sociaux. L’enjeu majeur est de créer des contenus adaptés au partage et respectueux de la culture en ligne qui montrent l’entreprise sous un jour humain. Les histoires — quel que soit le média — ont une tendance naturelle à circuler mais souvent les institutions et les organisations n’en tirent pas avantage car les histoires ont du mal à remonter les échelles hiérarchiques. L’ONU a mis en place un programme pour faire remonter les histoires du terrain en distribuant des caméras vidéos à ses responsables de la communication et ses directeurs de mission.

Fedex, une autre marque b2b illustre, a bien compris le pouvoir des histoires. Le blog d’entreprise Fedex en regorge. Leur présence dans les réseaux sociaux est large sans être dispersée. Ils partagent largement les leçons apprises dans le maniement des réseaux sociaux. Pour en apprendre plus, il suffit de visiter le site de leur étude ou de consulter ce billet sur leur sommet médias sociaux.

 

Content Strategy Week-end Reading List

Between Friday night and Saturday morning, I carved out time to read from the enormous stack of articles I keep in Instapaper. I thought I’d share the content strategy articles. You might find some of them interesting.

How to make content better

  • It’s only words on dot-connection’s blog.
  • An Interview with Tiffani Jones Brown by Contents Magazine. She works on content strategy at Facebook. This interview addresses how content strategy can be applied to user-generated content and how it helps the site become better. Imagining the complexity of this team’s work makes me dizzy.

Content Curation

Encourage sharing

Le mauvais contenu coûte de l’argent

Jakob Nielsen partage les conclusions de sa dernière étude sur l’expérience utilisateur des sites de e-commerces. Le design s’est amélioré. Lorsqu’on compare les résultats avec ceux obtenu onze ans plus tôt, le taux de succès des tâches est passé de 56% à 75%. L’obstacle principal pour une bonne expérience utilisateur est, désormais, le contenu. 55% des 143 échecs observés par l’équipe de Jakob Nielsen étaient dû à des problèmes de contenu. Ils bloquent la réalisation de commandes. Et ils empêchent aussi l’établissement de relations loyales et durables avec les clients.

Un contenu de qualité est indispensable pour vendre des produits en ligne. Sally Bagshaw donne quelques idées sur ce qu’un stratège de contenu peut apporter à un détaillant: notamment une bonne taxonomie, une structure de contenu réutilisable dans différents contextes et une utilisation intelligente des outils de mesures web.

L’Internet et le cyberespace: un espace de liberté invisible et menacé

L’Internet est un outil précieux mais compliqué parce qu’en grande partie invisible et aujourd’hui menacé par des intérêts privés et des législations liberticides.

Il est bon de distinguer, premièrement, la définition technique d’Internet et, deuxièmement, l’espace métaphorique créé entre êtres humains sur le réseau qui englobe des aspects plus philosophiques.

Occupons-nous en priorité et brièvement de l’aspect technique. L’Internet est non seulement invisible mais aussi abstrait. Il s’agit d’un pacte décrivant la façon dont on peut transporter des données d’une machine à une autre. Ce pacte ne décrit ni le support de transport, ni la nature des données transportée. Si c’est numérique, c’est transportable. Internet est donc fondamentalement polyvalent et ouvert. En plus, tout le monde est libre de l’utiliser ce qui lui donne un caractère libertaire et égalitaire[1].

Sur le plan humain et philosophique, les réseaux informatiques ont permis l’émergence d’un nouvel espace social. Ainsi, William Gibson, auteur de science-fiction cyberpunk, a inventé le mot « cyberespace » pour le définir. Dans son roman dystopique Neuromancien, il le définit comme une « hallucination consensuelle » et « une représentation graphique de données extraites des mémoires de tous les ordinateurs du système humain ». Cette définition met l’accent sur la séparation entre le cyberespace et le monde réel mais d’autres penseurs ont utilisés le mot dans une acception moins négative. Dans les milieux activistes et universitaires, « cyberespace » évoque la nouvelle réalité d’un espace social immatériel né de la conjonction des systèmes informatiques, des moyens de télécommunication modernes et de leur utilisation par des êtres humains. L’existence du terme permet d’ouvrir une nouvelle réflexion.

Map of the Internet by Opte Project

Le cyberespace fait trembler sur leurs bases les concepts d’incarnation, de subjectivité, d’identité. En ligne, tout est question de choix. Parce que tout se passe par l’intermédiaire d’une machine, le bavardage textuel permet de s’abstraire de son corps. On peut facilement « parler » à des inconnus et ne pas se décrire ou mentir dans la description de son physique. On peut aussi fragmenter son identité en fonction du contexte en choisissant d’avoir, sur Amazon, un nom d’utilisateur différent de celui choisi sur FriendFeed par exemple. Sans nul doute, ces nouvelles libertés nous obligerons à repenser et à réajuster de nombreux concepts chers à notre culture. David Weinberger dans son « Small Pieces Loosely Joined: A Unified Theory of the Web » (2002) explore ces changements et leurs implications philosophiques avec une grande minutie et un optimisme rafraîchissant.

Malgré l’inconfort que ces bouleversements suscitent maintenant, il est très important de protéger ces caractéristiques du cyberespace parce qu’elles permettent à des groupes qui n’avaient jamais eu accès aux médias de masses d’être entendus. Dans sa présentation Comment les médias sociaux peuvent faire l’histoire, Clay Shirky explique comment les technologies de l’information et de la communication permettent à des activistes aussi bien américains que chinois ou iraniens de se coordonner et d’influencer positivement la marche de la démocratie. Pour que cela continue et devienne la norme, le caractère techniquement peu contraignant de l’Internet doit être préservé et les législations liberticides discutées actuellement dans de nombreux pays comme l’ACTA ou le filtrage de l’Internet doivent être stoppées.

En juin 1990 déjà, John Perry Barlow s’inquiétait des actions du gouvernement américain qui menaçait, par ses actes arbitraires, d’annihiler la liberté que les utilisateurs trouvent dans le cyberespace. À la fin de « Crime et perplexité », il annonce la création de la Fondation pour la Frontière Électronique, l’EFF pour « transmettre au public et aux législateurs des métaphores qui leur montreront l’intérêt de libérer le Cyberespace ». Cette fondation, tout comme la Quadrature du Net qui propose des documents en français sur ces problèmes, continue ce travail jusqu’à ce jour.

Même si l’Internet semble fonctionner de façon invisible, il a été construit avec des valeurs d’égalité et d’ouverture. Et si son utilisation fait émerger des problèmes économiques et politiques, il nous appartient en tant que cyber-citoyens de les résoudre en protégeant ces valeurs. Plus que jamais, des législateurs et des intérêts privés tentent d’en prendre le contrôle. Chacun peut influencer en bien et protéger le cyberespace, car c’est notre richesse commune[2]

  1. Voir aussi Un monde de bouts de Doc Searls et David Weinberger.
  2. Cet article a été publié en premier dans «Courants, le journal des étudiant-e-s de l’Université de Genève» No. 146 en Mars 2011.

Ma première traduction pour Pompage.net est publiée

Ma première traduction pour Pompage.net vient d’être publiée ! Pompage.net est une communauté qui traduit des articles traitant de conception web. Les concepteurs web qui préfèrent le français peuvent ainsi avoir accès aux nombreuses ressources de qualité écrites, à l’origine, en anglais. J’ai traduit un article intitulé «Pourquoi les menus affichés au survol font plus de mal que de bien aux utilisateurs» écrit par Anthony T pour UXMovement.

Starting

I’ve received all kinds of papers clamouring I must move on from college. There was the diploma, then the grades and now an official notice of ex-matriculation. It is beginning to sink in now. I’ve been talking with different people who are in this position. Anxiety creeps upon us all in similar ways. For many, myself included, a reluctance to start seems to be part of the problem. As a service to myself and others, I decided to write about this.

“Can’t start until I finish ?!”

First of all, I have a hard time getting rid of the idea that I am supposed to find the overarching theme of my life before starting. To find the overarching theme of my life before starting would make my life tidy and clean. Since it is impossible, adherence to this belief just threatens to weigh me down and make it boring. Yet, youngsters looking online for guidance on how to lead their lives are deafened by personal branding experts screaming: “plan, be consistent and brand yourself”. Can’t start anything until I figure it out, I thought. But these pieces of advice aren’t practical — and certainly worth nothing if you haven’t started yet.

When I discovered 5by5′s interview show: The Pipeline, I listened to people whose work I know and admire like Liz DanzicoDerek PowazekMerlin Mann and Scott Beale. Their paths aren’t straight and most of the time, Dan Benjamin, the host, can’t sum them up into elevator pitches. So much so that it has become a recurring theme at the top of the show. Now, I realize that most admirable people can not define what they’re about in a few words. They look ahead and don’t have preconceived narratives into which they mush their lives.

To start is a transitive verb

So, it became clear that I was over-thinking. All these questions weren’t getting me any closer to my goals. For example, I thought about my master dissertation proposal for years — without starting to write it. Then the deadline came into view, I had to submit a proposal. It had obvious flaws but the feedback helped me to refine it. The second time, it was accepted. I had made all kinds of promises in this proposal that I had to keep in my dissertation and I was scared. At the end, the dissertation looked different from what I had daydreamed about when I hadn’t been writing obviously. I am happy with it though.

You can’t project yourself to the end before starting. We, starters have to start and not let ourselves be discouraged by our bruised perfectionism. Merlin Mann talks eloquently about starting: in “Doing Creative Work, With All Due Respect To The Seduction Community” and in the accompanying blog post. As he explains, starters don’t need advice, better tools, tips & tricks or systems. All these things only provide ways to rationalize your fears and barriers that keep us from starting. Instead of butchering his thoughts any further, I advise you to listen to him.

As a first step, I have re-started this website. Hitting publish is still as uncomfortable as it was to send the flawed proposal for my dissertation. Each post which makes it to the web is a small victory. For now, however, it isn’t the shipping that counts but the starting…

Life in Perpetual Beta

Life in Perpetual Beta is a forty minutes documentary produced and directed by Melissa Pierce. It explains why planning is overrated, emphasizes the importance of enthusiasm and how seeking discomfort is a good strategy. No longer can we take our lives backwards: decide where we go and figure out the steps that will lead us there because everything changes all the time. It is best explained by Melissa Pierce herself (emphasis mine):

It is exploring the cultural shift that technology creates as it enables people to live more passionate, less planned livesLife in Perpetual Beta was made by the same principles it explores, all aspects of the film were crowdsourced on social networks, from who to interview, what to ask, camera crews and how to pay for production.

Even if I’ve had access to the web from the age of thirteen or so, these ideas still feel counter-intuitive. I needed to see this. I am glad Melissa Pierce produced it and shares it on the web.

Notes on duty and the pursuit of glory in The Epic of Gilgamesh

I’ve loved The Epic of Gilgamesh ever since I read it first in French a few years ago. Recently, I bought Andrew George’s Penguin Classics edition (from which all the references are drawn). I am by no means a specialist of Gilgamesh since my research in secondary literature wasn’t formal nor complete. These notes concern my interest in the story’s structure and characters’ motives. In this post, I will argue that the tension between duty and pursuit of glory plays an important role in the Epic. Moreover, this idea permits me to better understand other elements of interest.

The beginning of the epic presents king Gilgamesh as threatening social stability: fighting against young men and exercising droit de seigneur on young women. The gods are looking for a way to stop Gilgamesh from raping women and killing young men, so they create Enkidu to “let him vie with him, so Uruk may be rested” (MB Ni, 4). The effect of the encounter is a shift in focus from the pursuit of pleasure to the pursuit of greatness. Having “formed a friendship” (Yale, 18) with Enkidu, the king expresses the desire to kill Humbaba to achieve fame (Yale, 17). The text is damaged so it is hard to tell how exactly the shift occurs.

One thing is certain, however, even distracted from the cities’ young men and women, the king’s will is still bent towards destruction. His plan is to kill Humbaba and obtain cedars. When they return, after refusing to marry Ishtar for reasons that fluctuate from one version of the story to the next as we’ll see later, Ishtar releases the bull of heaven to kill Gilgamesh and destroy the city. Gilgamesh and Enkidu kill the bull of heaven. As a result, the gods want to break their duo by killing one of them. Their council is not recovered in the standard version. It is known through Hittite prose only and their motives are still unclear. I’d argue that having killed the forest’s protector and the bull of heaven, they have begun to threaten stability on a new scale. While Gilgamesh’s previous behaviour was hurting the city, his later behaviour threatens the stability of the whole world.

The emphasis some adaptations put on the destruction of the forest emphasize this last point. The text doesn’t put a strong emphasis on the number of cedars they bring back to Uruk. Our present concerns with the environment, however, prompt contemporary adaptations to portray it as deforestation. The adaptation from the Marionettes de Genève that I saw a few weeks ago certainly did and Izumi Ashizawa mentioned ecology as one of the themes of her productions.

Parallel to the shift from the quest of pleasure to the quest of greatness that I mentioned earlier, some critics argue there’s a shift in the king’s attitude towards his governing duties. Even if many critics seem to think so, it is hard to tell from the standard version, whether or not the king’s encounter with Enkidu makes him suddenly aware of his subjects’ needs. Before his combat with Enkidu, the epic doesn’t give much detail about his governing style apart from his passion for sex and violence. After he forms a friendship with Enkidu, he is portrayed as caring for the city even though he engages in a quest for personal glory. When he leaves to hunt down Humbaba, he doesn’t simply abandon the city but gives instructions for its governance. The epic puts a strong emphasis on the religious duties of the king. Later, when Uta-napishti patronizes the king, the temples which he left without “a provisioner” (X 288-89) are among his concerns. However, it would be difficult to argue that Enkidu’s arrival in the city makes the king better.

When Ishtar tries to seduce him and threatens to distract him from both his duties and his quest for greatness, he refuses to marry her. In the standard version, he refuses because her lovers suffer horrible fates when she finally turns against them. Another version offers other reasons for his refusal. In the poem “Bilgames and the Bull of Heaven”, the reasons have less to do with self-preservation and more with his duties towards the city in general and the temple in particular. She tells him that she will prevent him from going “to [her] temple Eanna” and “to render verdicts”. The king’s speech mentions his duties in maintaining the temple among the reasons why he refuses her. He says: “Let me catch wild bulls in the mountains, let me fill your folds! / Let me catch sheep in the mountains, let me fill your pens!”. The king can not, therefore, devote himself entirely to a domestic life and even if he could, he wouldn’t choose to do so with Ishtar who makes her lover suffer.

In both the standard version and the Sumerian poem, the vengeance of Ishtar is primarily directed towards Gilgamesh. Yet, she unleashes the bull of heaven on Uruk, it devastates the city-state and kills citizens. In a reversal of the king’s attitude at the beginning, she pursues her own pleasure at the expense of the city which worships her.

The king’s second departure from Uruk can be interpreted as more selfish than the first and they need to be contrasted. The first time, he gives precise instructions on how to rule the city in his absence. The second time, influenced by grief over his friend’s death and fear of his own, he wanders the wild immediately after the funeral. Eventually, he fantasizes about immortality and traverses both the known and the unknown world to Uta-napishti’s abode. He fails to achieve immortality and comes back to Uruk empty handed. When he returns, however, he plans to serve his community and get a name for himself at the same time by building the city walls. Therefore, the conflict between his duty and his own desire for renown is resolved.